Entre validation du visa, visite médicale, contrat d’intégration républicaine et examen civique, le rôle de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), est un organisme clé dans les démarches d'immigration.
Ce guide explique le rôle de l’OFII, les principales démarches qui peuvent concerner un étranger et les réflexes à adopter en cas de problème avec une convocation.
Qu’est-ce que l’OFII et quel est son rôle ?
L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) est un établissement public administratif de l’État* chargé de plusieurs missions relatives à l’accueil et à l’intégration des étrangers en France.
* L’OFII est placé sous la tutelle des ministres chargés de l’immigration et de l’intégration (art. R. 121-1 du CESEDA).
Son rôle concerne notamment (art. L. 121- 1 du CESEDA) :
- l’accueil des étrangers admis pour la première fois à séjourner durablement en France ;
- leur parcours d’intégration républicaine ;
- et, selon leur situation, certaines démarches sanitaires.
L’OFII intervient également auprès des demandeurs d’asile, notamment dans le cadre du dispositif national d’accueil et de l’allocation pour demandeur d’asile.
Pour les étrangers qui s’installent durablement en France, l’OFII peut notamment intervenir dans le cadre du contrat d’intégration républicaine (CIR), des formations qui l’accompagnent ou encore de certaines visites médicales.
Quelle différence entre l’OFII et la préfecture ?
L’OFII et la préfecture n’ont pas les mêmes compétences.
- L’OFII intervient principalement dans l’accueil et le parcours d’intégration de certains étrangers.
Il peut notamment organiser les formations prévues dans le cadre du CIR et certaines démarches médicales.
- La préfecture demeure, quant à elle, compétente pour statuer sur les demandes de titres de séjour.
Selon le titre concerné, la demande peut être déposée en préfecture ou de manière dématérialisée sur l’ANEF.
À retenir : l’OFII ne délivre pas les cartes de séjour. Une convocation de l’OFII et une demande de titre de séjour constituent donc deux démarches distinctes, même si elles peuvent être liées.
Quelles sont les principales démarches avec l’OFII ?
Les démarches concernant l’OFII varient selon le titre de séjour, le motif de l’installation en France et la situation personnelle de l’étranger. Tous les nouveaux arrivants ne sont donc pas soumis exactement au même parcours.
Validation du VLS-TS
Le visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) permet à son titulaire de séjourner régulièrement en France sans demander immédiatement une carte de séjour.
Il doit toutefois être validé en ligne dans les 3 mois suivant l’arrivée en France. Cette démarche est aujourd’hui dématérialisée et s’effectue en ligne.
Selon la catégorie de séjour, cette validation peut donner lieu au paiement d’une taxe. Son montant n’est pas identique pour tous les VLS-TS : il convient donc de vérifier le tarif applicable au titre concerné au moment de la démarche.
la validation du VLS-TS ne doit pas être confondue avec une éventuelle convocation ultérieure de l’OFII.
Visite médicale OFII
Selon la situation de l’étranger et le titre de séjour concerné, une visite médicale peut être organisée dans le cadre du parcours en France.
Lorsqu’une convocation à une visite médicale est adressée par l’OFII, il est important de s’y présenter et de conserver les documents remis à son issue. Ceux-ci peuvent être nécessaires dans le cadre de certaines démarches administratives ultérieures.
La visite médicale OFII ne doit donc pas être présentée comme une formalité systématiquement imposée à tout titulaire d’un VLS-TS : son exigence dépend de la situation et de la procédure de séjour concernées.
Contrat d’intégration républicaine (CIR)
Le contrat d’intégration républicaine s’inscrit dans le parcours personnalisé d’intégration prévu par les articles L. 413-1 et suivants du CESEDA.
Sous réserve des exceptions prévues par la loi, l’étranger admis pour la première fois au séjour en France et souhaitant s’y maintenir durablement conclut avec l’État un CIR.
Il s’engage notamment à suivre avec sérieux et assiduité les formations et dispositifs d’accompagnement qui lui sont prescrits*.
*Le parcours peut comprendre une formation civique, une formation linguistique lorsque celle-ci est nécessaire et un accompagnement destiné à favoriser l’intégration sociale et professionnelle.
Le CIR n’est toutefois pas obligatoire pour tous les étrangers. L’article L. 413-5 du CESEDA prévoit plusieurs dispenses. Sont notamment concernés les titulaires de certaines cartes de séjour portant les mentions « étudiant », « étudiant-programme de mobilité » ou « travailleur temporaire ».
Examen civique 2026 : qui doit le passer et comment se déroule-t-il ?
Depuis le 1er janvier 2026, de nouvelles exigences civiques s’appliquent à certains étrangers souhaitant obtenir un titre de séjour durable en France.
La réussite à l’examen civique est notamment exigée pour l’obtention d’une première carte de séjour pluriannuelle ou d’une première carte de résident, sous réserve des exceptions prévues par les textes.
Qui est soumis à l’examen civique ?
Deux niveaux d’examen sont prévus (art. R. 413-12-1 du CESEDA) :
- l’examen civique « carte de séjour pluriannuelle », exigé pour la première délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle lorsqu’elle est soumise à la condition d’intégration républicaine prévue par le CESEDA ;
- l’examen civique « carte de résident »*, exigé pour certaines premières cartes de résident, notamment certaines cartes délivrées au titre des liens personnels et familiaux, ainsi que pour certaines cartes portant la mention « résident de longue durée – UE » et la carte de résident permanent, dans les cas prévus par le CESEDA.
*À noter : la réussite à l’examen civique « carte de résident » permet également de satisfaire à l’exigence prévue pour la carte de séjour pluriannuelle. Il n’est donc pas nécessaire de réussir successivement les deux niveaux d’examen.
L’obligation ne concerne toutefois pas indistinctement tous les étrangers ni toutes les catégories de titres de séjour : des exceptions et régimes particuliers sont prévus par le CESEDA (cartes temporaires ou encore limites d’âge [v. not. art. L. 433- 5 du CESEDA]). Il convient donc de vérifier les conditions propres au titre demandé avant de s’inscrire à l’examen.
Quelles sont les modalités de l’examen ?
L’examen se déroule sur support numérique et comprend 40 questions à choix multiples. Le candidat dispose d’un maximum de 45 minutes et doit obtenir au moins 32 bonnes réponses sur 40, soit 80 % de réponses correctes (art. D. 413- 12- 2 du CESEDA).
Pour les titres de séjour concernés, il est important d’anticiper cette formalité : la réussite à l’examen doit pouvoir être justifiée lors du dépôt de la demande.
Quel niveau de français faut-il en 2026 ?
La réforme a également renforcé les exigences relatives à la connaissance de la langue française.
Selon le titre demandé, le niveau exigé peut atteindre :
- A2 pour l’accès à une première carte de séjour pluriannuelle ;
- B1 pour l’accès à une première carte de résident ;
- B2 dans le cadre de l’acquisition de la nationalité française.
L’exigence linguistique et l’examen civique constituent deux conditions distinctes : réussir l’examen civique ne permet donc pas, à lui seul, de justifier du niveau de français requis.
Comment recevoir et suivre une convocation OFII ?
Lorsqu’une démarche nécessite l’intervention de l’OFII, l’Office peut adresser une convocation indiquant la date, l’heure et le lieu du rendez-vous.
Il n’existe pas de délai unique permettant de prévoir précisément la date à laquelle une convocation sera reçue. Le temps d’attente peut notamment dépendre de la démarche concernée et de la délégation territoriale compétente.
Il est donc essentiel de veiller à l’exactitude des coordonnées communiquées à l’administration et de signaler rapidement tout changement d’adresse.
En cas d’attente d’une convocation et si aucune information ne parvient, il est possible de contacter la direction territoriale de l’OFII compétente. Il est recommandé de conserver une trace écrite des démarches.
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